Nutrition equine

Un fonctionnement marqué par la génétique

Le cheval est génétiquement « programmé » pour être un animal de proie : il doit pouvoir fuir rapidement, et donc ne pas être surchargé par un estomac trop gros et trop plein.

C’est également un herbivore, pour qui la consommation d’herbe ou de fourrage en grande quantité est primordiale. La nature l’a donc doté d’un petit estomac dans lequel les aliments séjournent brièvement. Le plus gros de sa digestion se fait dans l’intestin grâce notamment à sa flore : il convient de la respecter.

Cette flore va dégrader les fibres des fourrages en produisant de l’énergie et en maintenant un ph optimum dans le système digestif.

Le fourrage est donc une partie très importante de l’alimentation du cheval.

Son alimentation devra donc respecter cette physiologie : apport riche en fibres et complémentation adaptée aux besoins.

nutrition equine

Abondance et déséquilibres nutritionnels

Or on s’aperçoit que les rations proposées sont souvent trop pauvres en fibres, et issues de fabrications industrielles avec des apports nutritionnels parfois inadaptés (choix des matières premières, additifs, mode de cuisson, …), pouvant signer :

  • Des apports nutritionnels insuffisants, parfois excessifs en énergie
  • Des apports excessifs en sucres rapides (déstabilisant la flore et son ph)
  • Des carences ou des excès en vitamines, minéraux, protéines
  • Un ratio oméga 3/6 non respecté qui risque d’augmenter l’inflammation notamment

Ces déséquilibres nutritionnels (surcharges et carences) peuvent se traduire par :

  • Des baisses de formes, de la fatigue,
  • Des troubles ou des pathologies digestives (coliques, ulcères, …),
  • Une prise de poids, des dérèglements hormonaux (SME, résistance insuline,…),
  • Des problèmes de croissance, de fertilité
  • Des allergies/intolérances,
  • Des troubles cutanés, santé des crins et des pieds,
  • Des blessures à répétition
  • Etc…

Des besoins évolutifs

Les besoins nutritionnels peuvent également évoluer au fil du temps. Certaines situations (stress, changement d’activité, reproduction, lactation, …) peuvent entraîner une surconsommation ou un accroissement des besoins en micronutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments) pas forcément couverts par la ration actuelle.

Repenser la ration

Il convient donc d’analyser la composition de la ration et éventuellement la repenser afin de répondre au mieux aux besoins de votre cheval tout en préservant son capital santé.

Seule une approche globale, basée sur l’analyse qualitative et quantitative de la ration mais aussi sur l’activité et les troubles potentiels, permet d’y apporter une réponse appropriée.