Warning: call_user_func_array() expects parameter 1 to be a valid callback, function 'html5blank_header_scripts' not found or invalid function name in /var/www/clients/client0/web34/web/wp-includes/class-wp-hook.php on line 286

Warning: call_user_func_array() expects parameter 1 to be a valid callback, function 'create_post_type_html5' not found or invalid function name in /var/www/clients/client0/web34/web/wp-includes/class-wp-hook.php on line 286
Equivitae | Omega 3 et l'alimentation du cheval : acides gras polyinsaturés
Warning: call_user_func_array() expects parameter 1 to be a valid callback, function 'html5blank_conditional_scripts' not found or invalid function name in /var/www/clients/client0/web34/web/wp-includes/class-wp-hook.php on line 286

Acides gras polyinsaturés

22 janvier 2015

Les acides gras sont une des familles de micronutriments énergétiques. Ils apportent d’ailleurs plus du double de calories à poids égal par rapport aux glucides. On les trouve dans les huiles, les grains et graines, fourrages, noix, …

Ils sont indispensables au bon fonctionnement, notamment impliqués, en dehors de l’apport d’énergie, dans la composition des membranes des cellules et leur fluidité, dans le transport des vitamines liposolubles (vitamines A,D,E,K), dans l’élaboration de certaines hormones …

Il y a trois familles d’acides gras :

  • Saturés

  • Monoinsaturés (oméga 9 que l’on peut rencontrer en petite quantité dans l’herbe, non essentiel, c’est-à-dire que l’organisme du cheval peut en fabriquer)

  • Polyinsaturés dont je vais maintenant parler.

Ces acides gras polyinsaturés sont appelés essentiels car ils ne peuvent être fabriqués par l’organisme du cheval. Ils doivent donc impérativement être apportés par la nourriture. Ce sont des graisses particulièrement fragiles, oxydables (exposition à l’air et à la lumière), qui ne supportent pas les températures élevées (chauffage).

Il y a deux groupes d’acides gras polyinsaturés : les oméga 6 et les oméga 3.

Où les chevaux trouvent-ils ces acides gras ?

  • Dans l’herbe fraîche où l’on trouve environ 1 oméga 6 pour 4 oméga 3

  • Dans le foin, mais à des niveaux très abaissés car ils diminuent très vite du fait de leur grande fragilité, surtout les oméga 3 qui sont les plus fragiles

  • Dans les céréales et aliments complémentaires. Ici un apport important d’oméga 6 sera prédominant, ces aliments contenant bien plus d’oméga 6 que d’oméga 3.

Il est important de vérifier que ces deux groupes d’oméga soient équilibrés. Compte tenu des modes de vie des chevaux, beaucoup seront nourris exclusivement au foin, parfois même en quantité limitée, paille, et céréales. Il y a donc de grandes chances que la balance oméga 3/oméga 6 soit largement déséquilibrée avec une teneur bien trop élevée en oméga 6.

Les carences ou manques en oméga 3 seront alors responsables d’inflammation, baisse de sensibilité à l’insuline, allergies, altération du système hormonal, …

Il n’existe pas de niveau santé défini officiellement en acide gras. Dans ce cas il est habituel de se tourner vers ce que l’on trouve dans la nature. L’herbe, les jeunes pousses, les bourgeons que les chevaux peuvent consommer contiennent un niveau élevé en oméga 3, de l’ordre de 4 pour un oméga 6.

Pour apporter des oméga 3, il existe plusieurs moyens : ajouter dans les rations des graines de lin broyées, de chia et dans certains cas des huiles de poisson. On pourra également penser aux huiles de lin (très fragiles et toxiques si oxydées), huile de cameline (fragile également), huile de colza. Bien entendu il sera également nécessaire de contrôler les apports en oméga 6 et si besoin les réduire de façon à laisser un espace pour l’absorption des oméga 3… Par ailleurs un niveau correct d’antioxydants sera requis (pour protéger les acides gras très fragiles).

Même si les chevaux ne mangent pas de poisson, des études ont montré que l’utilisation d’huiles de poisson, et encore mieux de DHA extrait d’algues, pouvait aider sur des cas particuliers notamment d’allergie respiratoire, ou dans des situations d’inflammation importante. Mais ne pas oublier qu’ils n’amènent pas les acides alphalinoléniques (oméga 3 végétaux) qui sont essentiels dans leur alimentation (qui pourront par ailleurs à leur tour être convertis en EPA et DHA en petite quantité, voir schéma ci-après).

Il ne s’agit surtout pas de ne fournir que des oméga 3, l’organisme du cheval a besoin de tous les acides gras. C’est l’équilibre qui compte.

Vous trouverez les appellations suivantes :

  • Pour les oméga 6 : acide linoléique,

  • Pour les oméga 3 acide alpha linolénique, EPA et DHA (issus d’une transformation d’une partie de l’acide alpha linolénique). EPA et DHA peuvent également être directement apportés par les huiles de poisson majoritairement même si une forme (notamment de DHA) est également extraite d’algues.

article-3

MENU